Vue d’ensemble
Les risques suivis et anticipés par le programme au Mali : inondations, sécheresse, insécurité alimentaire, mouvement de population et méningite.

Inondations du fleuve Niger
Chaque année, la crue du fleuve Niger et du fleuve Sénégal menace les populations riveraines, en particulier dans les régions de Gao, Mopti, Sikasso et Kayes. La Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) surveille quotidiennement le niveau du fleuve à l’aide de balises graduées à trois couleurs — vert : normal, jaune : vigilance, rouge : danger, un niveau de crue qui revient en moyenne tous les 5 ans — et l’alerte descend vers les communautés par communiqué officiel, radio communautaire, téléphone et volontaires de la Croix-Rouge. Chaque année, les inondations touchent des dizaines de milliers de personnes au Mali, en majorité des femmes et des enfants : plus de 233 000 personnes ont été affectées lors des grandes crues récentes. Le programme suit ces prévisions pour déclencher des actions de protection avant le pic de crue : mise en sécurité des biens, sacs de sable, déplacement préventif, distribution de kits d’urgence.
Les bons réflexes face aux inondations
Extrait de la boîte à images de sensibilisation communautaire diffusée par les volontaires de la Croix-Rouge malienne.
Avant
- J’écoute l’alerte
- Je prépare mon sac d’urgence
- Je surélève et protège mes biens
- J’aide à poser les sacs de sable
Pendant
- J’évacue dès la consigne
- Je ne traverse jamais l’eau
- Je rejoins le site sûr
- J’aide les plus vulnérables
Après
- Je traite mon eau
- Je me lave les mains au savon
- Je dors sous moustiquaire
- Je vais au centre de santé en cas de maladie
Sécheresse et insécurité alimentaire
Un retard ou un déficit des pluies affecte directement les récoltes et le pastoralisme, en particulier dans les régions sahéliennes du nord et du centre du pays. Des indices de sécheresse et des prévisions saisonnières permettent d’anticiper les périodes de soudure difficiles et de déclencher un appui aux ménages agro-pastoraux les plus exposés.


Alerte précoce & action précoce
Le système d’alerte précoce combine données météorologiques, hydrologiques et communautaires pour définir des seuils de déclenchement clairs. Une fois un seuil atteint, les protocoles d’action anticipatoire prédéfinis sont activés sans attendre l’aval d’une nouvelle décision, ce qui accélère considérablement la réponse.
Mouvement de population
Les crises climatiques, environnementales ou sécuritaires poussent parfois des familles à quitter leur localité, ce qui expose les populations déplacées à des risques accrus en matière d’accès à l’eau, de protection et de cohésion sociale avec les communautés d’accueil. Le programme suit ces mouvements de population pour anticiper leurs besoins et coordonner l’appui avec les acteurs humanitaires et les autorités locales.


Méningite
La saison sèche favorise la propagation de la méningite dans la ceinture sahélienne, dont le Mali fait partie. Le programme suit les alertes épidémiologiques de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP) pour déclencher des actions de sensibilisation communautaire et d’appui aux campagnes de vaccination avant le pic épidémique.